Les Chroniques de l'Etang
Lundi
21 Mai
2012
a Confrérie de l'As de Pique
Chapitre 4. La cabane de l'étang
Gordo entraina ses amis jusqu'aux abords de l'étang, celui-là même qui donne son nom à la ville. Là, entièrement dissimulée par la végétation de sorte qu'elle n'était pas visible du chemin, ils découvrirent ce qui semblait être une cabane de pêcheurs. L'endroit était de toute évidence abandonné, et il serait idéal pour s'offrir un peu de repos.
La cabane était encombrée d'un bric-à-brac invraisemblable : du vieux matériel de pêche, des caisses vides, des détritus. Et de la poussière partout.
Ils se frayèrent un chemin et entreprirent d'explorer les lieux. Le plancher, les murs et le toit, tout était en bois. A l'opposé de la porte par où ils étaient entrés, il y avait une fenêtre, ou du moins l'ouverture carrée dans laquelle elle avait dû se loger autrefois, et une autre porte qui ne tenait plus que par un seul gond. Elle ouvrait sur une jetée aussi vermoulue que le reste de la cabane, offrant, du temps où elle était encore utilisée, un accès commode à l'étang.
Ils n'osèrent pas s'aventurer plus avant, de peur de voir la jetée céder sous leur poids, et ils firent demi-tour.
Une fois à l'intérieur, ils s'aménagèrent un espace pour s'assoir, puis se dévisagèrent en silence. Dans la faible lumière qui filtrait par l'ouverture de la fenêtre, ils purent détailler l'état déplorable dans lequel la bagarre les avait laissés. Marques de coups, griffures, vêtements déchirés, nez en sang, il faudrait être inventif pour expliquer tout cela aux parents.
Mais pour le moment cela n'avait pas beaucoup d'importance, ils avaient découvert qu'en unissant leurs forces face à l'adversaire, ils devenaient plus forts que lui.
Cornélius fut le premier à rompre le silence.
« On devrait s'organiser en société secrète. »
Les autres trouvèrent tout de suite l'idée géniale !
« Oui ! Avec un lieu de rendez-vous secret pour y faire des réunions, et un nom de code qui nous permettra de nous reconnaître entre nous, s'enthousiasma Gordo. Et malheur à celui qui oublierait le mot de passe, il ne pourrait plus assister aux réunions secrètes !
– Le lieu est tout trouvé, ajouta Binocle, plein de sens pratique. Avec un peu d'aménagement et de nettoyage ce pourra être ici, mais il nous faut un nom. Une société secrète sans nom ça n'a pas de sens...
– La Confrérie de l'Etang, proposa Cornélius, ça sonne pas mal, non ?
– Moi j'aime bien le début, répondit Gordo, “Confrérie” ça fait bien penser à une société secrète, mais “de l'Etang” ?.. C'est pour un club de pêcheurs ! Il était hilare. Il faudrait trouver quelque chose de plus... mystérieux. Des Aventuriers ?.. des Flibustiers ?.. des Boucaniers ? »
Chacun cherchait dans sa tête le nom qui conviendrait le mieux quand le regard de Cornélius se posa sur ce qui semblait être un bout de carton qui trainait dans la poussière, juste au milieu d'eux. Il s'en saisit et le retourna, sous les yeux ébahis de ses copains.
C'était une carte à jouer.
« Un As de Pique, s'écrièrent-ils d'une seule voix.
– La Marque Noire
! précisa Binocle. Le signe de la sentence de mort chez les pirates ! »
N'importe qui en aurait simplement déduit que les pêcheurs d'autrefois jouaient aux cartes pendant leurs moments d'inactivité, mais leur esprit romanesque leur faisait voir les choses différemment. Pour eux, il n'y avait aucun doute, c'était un signe du destin.
C'est comme cela qu'est née “La Confrérie de l'As de Pique”.
La cabane était encombrée d'un bric-à-brac invraisemblable : du vieux matériel de pêche, des caisses vides, des détritus. Et de la poussière partout.
Ils se frayèrent un chemin et entreprirent d'explorer les lieux. Le plancher, les murs et le toit, tout était en bois. A l'opposé de la porte par où ils étaient entrés, il y avait une fenêtre, ou du moins l'ouverture carrée dans laquelle elle avait dû se loger autrefois, et une autre porte qui ne tenait plus que par un seul gond. Elle ouvrait sur une jetée aussi vermoulue que le reste de la cabane, offrant, du temps où elle était encore utilisée, un accès commode à l'étang.
Ils n'osèrent pas s'aventurer plus avant, de peur de voir la jetée céder sous leur poids, et ils firent demi-tour.
Une fois à l'intérieur, ils s'aménagèrent un espace pour s'assoir, puis se dévisagèrent en silence. Dans la faible lumière qui filtrait par l'ouverture de la fenêtre, ils purent détailler l'état déplorable dans lequel la bagarre les avait laissés. Marques de coups, griffures, vêtements déchirés, nez en sang, il faudrait être inventif pour expliquer tout cela aux parents.
Mais pour le moment cela n'avait pas beaucoup d'importance, ils avaient découvert qu'en unissant leurs forces face à l'adversaire, ils devenaient plus forts que lui.
Cornélius fut le premier à rompre le silence.
« On devrait s'organiser en société secrète. »
Les autres trouvèrent tout de suite l'idée géniale !
« Oui ! Avec un lieu de rendez-vous secret pour y faire des réunions, et un nom de code qui nous permettra de nous reconnaître entre nous, s'enthousiasma Gordo. Et malheur à celui qui oublierait le mot de passe, il ne pourrait plus assister aux réunions secrètes !
– Le lieu est tout trouvé, ajouta Binocle, plein de sens pratique. Avec un peu d'aménagement et de nettoyage ce pourra être ici, mais il nous faut un nom. Une société secrète sans nom ça n'a pas de sens...
– La Confrérie de l'Etang, proposa Cornélius, ça sonne pas mal, non ?
– Moi j'aime bien le début, répondit Gordo, “Confrérie” ça fait bien penser à une société secrète, mais “de l'Etang” ?.. C'est pour un club de pêcheurs ! Il était hilare. Il faudrait trouver quelque chose de plus... mystérieux. Des Aventuriers ?.. des Flibustiers ?.. des Boucaniers ? »
Chacun cherchait dans sa tête le nom qui conviendrait le mieux quand le regard de Cornélius se posa sur ce qui semblait être un bout de carton qui trainait dans la poussière, juste au milieu d'eux. Il s'en saisit et le retourna, sous les yeux ébahis de ses copains.
C'était une carte à jouer.
« Un As de Pique, s'écrièrent-ils d'une seule voix.
– La Marque Noire
! précisa Binocle. Le signe de la sentence de mort chez les pirates ! »N'importe qui en aurait simplement déduit que les pêcheurs d'autrefois jouaient aux cartes pendant leurs moments d'inactivité, mais leur esprit romanesque leur faisait voir les choses différemment. Pour eux, il n'y avait aucun doute, c'était un signe du destin.
C'est comme cela qu'est née “La Confrérie de l'As de Pique”.
Fin de l'histoire
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